Le serment prononcé dans un état dinconscience
Si lon jure de faire une chose et ne la fait pas, on doit procéder à lexpiation de son serment. Cest comme si lon dit : « Au nom dAllah, je parlerai à Un tel » ou « Par Allah, je rendrai visite à Un tel » ou encore « Au nom dAllah, je prierai tant ou tant (de raka) et dautres serments pareils. Si lon nexécute pas le serment, on doit procéder à une expiation, si toutefois lon était conscient au moment de prononcer le serment. En revanche, si lemprise de la colère est telle quon nest plus conscient de ce que lon dit, son serment est invalide. Car il faut être conscient de ce que lon dit. Quand lintensité de la colère est telle quon est hors de soi et ne sait plus ce que lon dit, lon nest plus tenu de procéder à une expiation puisque, dans ce cas, lindividu est assimilable à un fou, un déséquilibré mental ou un dormeur.
Lon peut aussi ne pas exécuter lobjet de son serment, compte tenu dun intérêt. Dans ce cas, lon expie son serment en vertu de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « Si tu jures de faire une chose et taperçois ensuite quune autre chose est meilleure, expie ton serment et fais ce qui est meilleur. (cité dans les Deux Sahih ). Si lon jure de ne pas rendre visite à Un tel et se rende compte par la suite quil vaut mieux lui rendre visite, on retient cette dernière option, quitte à expier le serment. Cest aussi ce quil faut dans les cas similaires. Il ny a aucun mal à avancer ou retarder lexpiation. Allah est le garant de lassistance.
source : Madjmou fatawa wa maqalat mutanawwia par son éminence Cheikh Abd al Aziz ibn Baz. Vol. 8, p. 392
