Le port dun vêtement qui laisse son porteur nu, le port dun vêtement court et les limites des parties honteuses du corps dune femme par rapport à une autre femme
La réponse consiste à dire quil a été rapporté de façon sûre que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Il y a deux catégories des pensionnaires de lenfer que je nai pas encore vues : des gens munis de cravaches comme des queues de vache quils utilisent pour frapper les gens, et des femmes habillées mais nues qui marchent en se penchant et en faisant pencher ; elles nentreront pas au paradis et nen sentiront pas lodeur, même si celle-ci est sentie à partir dune distance de tant de marche ».
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Les ulémas ont expliqué lexpression « habillées mais nues » en disant quil sagit des femmes qui portent une tenue serrée ou une tenue légère qui laisse apparaître la peau ou une tenue courte.
Cheikh al-islam a précisé que les vêtements que les femmes
portaient à lépoque du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) couvraient tout le corps à lexception des pieds et des mains, quand elles étaient chez elles. Lon sait que quand les femmes des Compagnons se rendaient au marché, elles portaient damples vêtements qui balayaient le sol. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) leur avait donné lautorisation de laisser traîner léquivalent de la longueur dune coudée, pas plus.
Quant à la fausse interprétation que certaines femmes font de la parole du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) : « quaucune femme ne regarde les parties honteuses du corps dune autre femme et quaucun homme ne le fasse pour un homme. Et la région du corps féminin quil faut cacher sétend du nombril aux genoux »,cette fausse interprétation les fait déduire du hadith que la femme peut porter des vêtements courts. Mais le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) na pas dit que le vêtement de la femme ne doit couvrir que la région allant du nombril aux genoux. Et elles ne peuvent rien en déduire puisque le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a bien dit : quaucune femme ne regarde les parties honteuses du corps dune autre femme linterdiction adressée à celle qui regarde sexplique par le fait que celle qui est regardée, tout en étant bien habillée, peut parfois se retrouver dans un état tel que ses parties honteuses se découvrent. Cest ce qui arrive pendant la satisfaction des besoins humains et pour dautres raisons. Cest pourquoi le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) interdit à la femme de regarder les parties honteuses du corps dune autre femme.
Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) aurait-il dit : « Quaucun homme ne regarde les parties honteuses du corps dun autre homme » parce que les Compagnons avaient lhabitude de porter des pagnes ou des pantalons qui ne couvraient que la région comprise entre le nombril et les genoux ? Est-il concevable maintenant quune femme se présente devant dautres femmes porteuse dun habit qui ne couvre que la région comprise entre le nombril et les genoux ? Personne ne le dit. Et même les femmes mécréantes ne se comportaient pas de cette manière. La mauvaise interprétation que certaines femmes ont fait du hadith susmentionné ne repose sur rien. Le sens du hadith est clair puisque le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) na pas dit que lhabillement ne doit couvrir que la région comprise entre le nombril et les genoux.
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Les femmes doivent craindre Allah et simposer la pudeur, car celle-ci fait partie des bonnes murs de la femme comme elle constitue une composante de la foi. A ce propos, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « La pudeur est une section de la foi ». Un proverbe dit : « Plus pudique que la vierge qui se cache derrière son voile ».
Il nest pas connu, même chez les femmes de lépoque antéislamique, quelles se contentaient de couvrir la région de leur corps comprise entre le nombril et les genoux. Ce nétait pas non plus le cas chez les hommes. Est-ce que ces femmes (contemporains) veulent que les femmes musulmanes aient une apparence pire que celle des femmes de lépoque antéislamique ?
En somme, lhabillement est une chose et le regard en est une autre.
Sagissant de lhabillement, la loi demande à la femme de shabiller en présence dune autre femme de manière à couvrir toute la partie de son corps comprise entre les paumes et les chevilles. Toujours est-il que, en cas de besoin dicté par le travail ou une autre occupation, la femme peut relever son vêtement jusquaux genoux ; elle peut aussi, en cas de besoin, laisser ses épaules et ses brais découverts (quand elle est seule chez elle ou en compagnie dautres femmes).
Mais cette manière de shabiller ne peut être prise pour une règle. Le hadith susmentionné ne le justifie aucunement. Cest pourquoi on y interpelle celle qui regarde non celle qui est regardée. Et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) ny parle nullement de la manière de shabiller et il na pas dit que lhabillement de la femme ne doit couvrir que la partie de son corps comprise entre le nombril et les genoux. Aussi na-t-il laissé aucune ambiguïté exploitable par ces femmes.
Quant à leurs rapports avec leurs proches parents, ils sont régis par les mêmes règles applicables à ce quil est permis à une femme de regarder chez une autre. Cela veut dire quil est permis à une femme de découvrir devant ses proches ce quelle peut découvrir devant des femmes, à savoir la tête, le cou, les pieds, les paumes, les bras, les jambes, etc., à condition de ne pas porter une tenue courte.
Extrait des Fatwa de Cheikh Muhammad ibn Salih al-Outhaymine publiée dans la revue ad-Dawa n° 1765, p. 55.
