Que le sens dal-Barzakh
Louange à Allah
Al-Barzakh désigne le temps qui sépare la mort dune personne et sa résurrection au jour de la Résurrection Celui qui meurt musulman obéissant sera bien traité, et celui qui meurt mécréant et désobéissant sera châtié. A ce propos, le Très Haut dit : «le Feu, auquel ils sont exposés matin et soir. Et le jour où l' Heure arrivera (il sera dit): "Faites entrer les gens de Pharaon au plus dur du châtiment". » (Coran, 40 :46 ).
Les châtiments varient selon les péchés commis. Un hadith cité par al-Boukhari explique les châtiments infligés pendant le barzakh à certains auteurs de péchés majeurs
Daprès Samoura Ibn Djundoub (P.A.a), le Messager dAllah (bénédiction et salut soient sur lui) disait souvent à ses compagnons : « Y-a-t-il parmi vous quelquun qui aurait fait un rêve ? » - Celui qui en avait fait lui racontait ce quil pouvait lui raconter.
Un matin, il dit : « Deux personnes se sont présentées à moi hier (en rêve) et mont invité à me lever et à les suivre. Je suis parti avec elles. Ensuite nous avons découvert un homme couché alors quun autre se tenait à ses côtés une grosse pierre à la main. Et puis, subitement, il lui a asséné un coup à la tête. Celle-ci a éclaté et la pierre sest transformée en morceau et les différents fragments ont roulé çà et là. Lhomme poursuivait les fragments et chaque foi quil en saisissait un, la tête fracturée reprenait sa forme normale et lhomme la frappait de nouveau avec un fragment Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Je leur ai dit : « Gloire à Allah ! Qui sont ces deux hommes ? » Ils mont dit : « Avance ».
Nous avons tous avancé jusquau moment où nous sommes arrivés auprès dun homme couché sur le dos alors quun autre homme se tenait auprès de lui un crochet en fer à la main. Subitement, il a tranché son visage en deux morceaux ; il le découpait du coin de la bouche à la nuque, du nez (narines) à la nuque et des yeux à la nuque » - Abou Radja, le rapporteur a utilisé le terme yashouqqa. Et puis il le retournait et faisait de lautre côté ce quil a fait du premier. Mais dès quil terminait un côté, celui-ci reprenait sa forme normal puis il reprenait lopération comme au départ. Jai dit alors : « Gloire à Allah ! Qui sont ces deux personnes ? Ils mont dit : avance.
Nous avons avancé jusquau moment où nous sommes arrivés auprès de quelque chose qui ressemble à un four. Il semble que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit que des voies confuses sen dégageaient. Nous y avons jeté un regard et découvert quil y a avait des hommes et des femmes nues au-dessous desquels des flammes jaillissaient. Quand les flammes les atteignaient , ils criaient . Je leur ai dit : « qui sont ces gens-là ? » Ils mont dit : « avance ».
Nous avons avancé jusquau moment où nous sommes arrivés aux bords dune rivière je crois quil a dit : rouge comme du sang. A notre surprise, nous avons découvert quun homme y nageait tandis quun autre sur la rive avait ramassé beaucoup de pierres. Le nageur continuait à nager et lautre qui avait ramassé des pierres venait vers lui et le nageur lui ouvrait sa bouche et lautre y introduisait des pierres. Je leur ai dit : « Qui sont ces gens-là ? ». Ils mont dit : « avance ».
Nous avons avancé jusquau moment où nous sommes arrivés auprès dun homme dune apparence si désagréable quon a rarement vu quelquun comme lui. Il y avait auprès de lui un feu quil alimentait et tournait autour de lui. Je leur ai dit : « quest-ce que cest ? ». Ils mont dit : « avance ».
Nous avons avancé jusquau moment où nous sommes arrivés dans un jardin florissant qui comportait toutes les couleurs du printemps. Près du jardin, se tenait un homme longiligne au point que sa tête se perdait dans le ciel. A côté de lhomme il y avait le plus important regroupement denfants que javais jamais vu. Je leur ai dit : « qui sont ces gens-là ? » Ils mont dit : « avance ».
Nous avons avancé jusquau moment où nous sommes arrivés à un jardin dont je navais vu un de plus grand ni de plus beau. Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Ils mont dit : « entre » nous y sommes entrés et avons débouché sur une cité bâtie avec des briques en or et dautres en argent. Nous nous sommes dirigés vers la porte de la cité pour qu elle nous soit ouverte. Ce qui a été fait. Nous y sommes restés et des hommes à moitié dune beauté que vous navez jamais vue et à moitié dune laideur que vous navez jamais vue sont venus à notre rencontre. Il (le Prophète) poursuit : « Ils leur ont dit : « allez vous jeter dans la rivière que voilà. A cet instant, une rivière dune blancheur pure fait son apparition. Ils sont allés sy jeter. Et puis ils sont revenus vers nous débarrassés de la laideur susmentionnée et devenus les plus beaux. Il poursuit : ils mont dit : ceci est le paradis Eden et voici votre place. Il (le Prophète) dit : jai levé le regard vers le haut et découvert à ma grande surprise une maison blanche. Il dit : « Je leur ai dit : « Puisse Allah vous bénir ! Laissez moi loccuper » Ils ont dit : « Tu ny entres pas maintenant ». Il dit : « Je leur ai dit : « Jai vu depuis hier des choses étonnantes ». Quest-ce que cest ?- Ils ont dit : « Nous allons vous en informer :
Quant au premier que tu as découvert alors quon lui écrasait la tête avec des pierres, il sagit de lhomme qui apprend le Coran mais le rejette (pratiquement) et sendort de façon à rater les prières prescrites. Quant à lhomme que vous avez vu découpé en des tranches allant de sa nuque à ses narines et de ses yeux à sa nuque, il sagit de lhomme qui quitte sa maison le matin et se livre à des mensonges diffusés en toutes directions. Quant aux hommes et femmes nus que vous avez vus dans lédifice en forme de four, ils sont les adultères et les adultérines Quant à lhomme que vous avez vu nager dans la rivière et recevoir des pierres à la bouche, il est celui qui se nourrit de lusure. Quant à lhomme à lapparence désagréable qui alimentait le feu et tournait autour de lui, il est Malick, le gardien de la Géhenne. Quant à lhomme longiligne qui se trouvait dans le jardin, cest Ibrahim (psl). Quant aux enfants qui se trouvaient à ses côtés, ils représentaient tout être humain mort en conservant la nature pure dont Allah la dotée. »
Il (le narrateur) dit : certains musulmans ont dit alors : « ô Messager dAllah ! et les enfants des idolâtres ! Le Messager dAllah (bénédiction et salut soient sur lui) dit alors : « Et les enfants des idolâtres ! » Quant aux gens à moitié beaux et à moitié laids, ils représentent ceux qui ont mélangé de bonnes et de mauvaises uvres. Allah leur a pardonné (rapporté par al-Boukhari, sous le numéro 6525).
Shaykh Waleed al-Firyaan