La réalité de lassurance et son statut
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Louange à Allah
Toutes les catégories dassurance commerciale relèvent de lusure claire qui ne fait lobjet daucun doute. Car lassurance revient à vendre une somme dargent contre une autre somme inférieure ou supérieure avec lajournement de la remise de lune des deux objets de léchange ; elle implique donc lusure de surplus et lusure dajournement. En effet, les assureurs encaissent largent des clients et promettent de leur rembourser une somme supérieure ou inférieure en cas de sinistre couvert par le contrat. Ce qui est la vraie usure interdite par le Coran dans de nombreux versets.
Toutes les catégories de lassurance commerciale reposent sur le jeu de hasard interdit dans le Coran : « ô les croyants! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, uvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez. » (Coran, 5 :90 ). Lassurance sous toutes ses formes, revient à un jeu de chance. On vous dit : donnez une telle somme. Sil vous arrive un sinistre, on vous donnera ceci. Ce qui est le vrai jeu de hasard. Létablissement dune différence entre lassurance et le jeu de hasard est un entêtement que rejette tout esprit sain, dans la mesure où, même les assureurs, reconnaissent que lassurance implique le jeu de hasard.
Toutes les catégories dassurances impliquent le risque. Or la prise de risque est interdite dans de nombreux hadith parmi lesquels celui rapporté par Abou Hourayra (P.A.a) en ces termes : « Le Messager dAllah (bénédiction et salut soient sur lui) a interdit la vente de cailloux et la vente impliquant un risque ». (Rapporté par Mouslim). Toutes les formes de lassurance commerciale reposent sur le risque. Ce risque est même très grave. En effet, toutes les compagnies dassurances et tous les assureurs refusent absolument de couvrir tout danger non probable. Autrement dit, il faut, pour quun danger soit susceptible dêtre couvert, que son arrivée soit également probable et improbable. De même lassurance est conclue sans que lon sache ni le temps de lavènement des sinistres ni leur ampleur. Cest ainsi que lassurance réunit les trois graves types de risque.
Lassurance commerciale, sous toutes ses formes, revient à spolier largent des gens. Ce que le Coran linterdit formellement : « Et ne dévorez pas mutuellement et illicitement vos biens. » (Coran, 2 :188)
Lassurance commerciale, sous toutes ses formes et catégories, constitue une opération rusée qui aboutit à la spoliation de largent des autres. Des statistiques précises menées par un expert allemand ont prouvé que le montant des dédommagements payés aux assurés ne représente que 2.9 % des primes payées par les assurés.
Lassurance constitue donc une immense perte pour la Umma. Sa pratique par les mécréants, qui souffrent de la désintégration de leurs liens (sociaux) et se trouvent obliger dy avoir recours tout en la détestant comme ils détestent la mort, ne saurait la justifier.
Voilà un aspect des grandes violations de la loi religieuse qui sous-tendent lassurance. Il en existe beaucoup dautres que la situation ne permet pas dénumérer. Point nest besoin de les énumérer du reste puisquune seule des violations déjà mentionnée suffit pour faire de lassurance en question lune des plus grandes actions interdites et réprouvées par la loi dAllah.
Il est certes regrettable que certaines personnes se laissent tromper par les propos embellis et trompeurs des propagandistes de lassurance qui lappellent assurance coopérative ou solidaire ou islamique, ou lui donnent dautres noms qui ne changent en rien sa véritable réalité (illégale).
Quant aux allégations des propagandistes de lassurance, selon lesquelles les ulémas ont émis une fatwa autorisant ce quon appelle lassurance coopérative, elles sont purement mensongères. La cause de lambiguïté qui accompagne ces allégations tient au fait que certains propagandistes ont fait aux ulémas un faux exposé sans rapport avec lune quelconque des catégories dassurance et ont affirmé que cétait une [nouvelle]catégorie dassurance appelée assurance coopérative (pour lembellir et tromper les gens). Ils ont dit que les souscriptions étaient de pures contributions qui font partie de la coopération ordonnée par Allah le Très Haut dans Ses propos : « Coopérez dans la bienfaisance et la piété. » Ils ont soutenu que cette coopération ne visait que latténuation des catastrophes qui frappaient les gens. Ce qui est juste est que ce quils appellent assurance coopérative est comme les autres catégories dassurance. La différence porte sur la forme et pas sur la réalité essentielle. Celle-ci est très éloignée de la contribution purement volontaire et très éloignée de la coopération dans la bienfaisance et la piété, puisquil sagit de coopérer indubitablement dans le péché et la transgression et ne vise pas à atténuer les catastrophes et à y remédier, mais plutôt à spolier largent des gens. La prétendue assurance coopérative est donc prohibée au même titre que les autres catégories dassurance. Cest pourquoi lexposé quils ont fait aux ulémas est sans rapport avec lassurance.
Sagissant de ce que lon prétend à propos du reversement dune ristourne, il ne change rien. Il nempêche pas lassurance dimpliquer lusure, le jeu de hasard, le risque, la spoliation de largent des autres, lincompatibilité avec la confiance en Allah et dautres (choses) prohibées. Cest en somme de la tricherie et de la dissimulation. Celui qui veut en savoir plus doit se référer au traité intitulé : « at-taamin wa ahkamouhou » (lassurance et son statut).
Jinvite tout musulman jalousement attaché à sa religion et qui espère rencontrer Allah et jouir (du bonheur) de la vie dernière, je linvite à craindre Allah profondément et à éviter les assurances. Peu importe linnocence dont on la pare et les beaux habits dans lesquels on lenveloppe. Elle reste indubitablement illicite. Son abandon permet de préserver sa religion et ses biens et de jouir de la sécurité que procure le Transcendant, le Maître de la sécurité.
Puisse Allah nous assister tous à acquérir une vue intérieure (pénétrante) en matière de religion et à agir de façon à agréer le Maître des mondes.
SOURCE : Se référer à : khoulassa fi hukmi at-tamin (précis du statut de lassurance) par Cheikh Dr Soulayman ibn Ibrahim ath-Thounayyan, membre du personnel enseignant de la Faculté de Droit Musulman à Qassim.
Toutes les catégories dassurance commerciale relèvent de lusure claire qui ne fait lobjet daucun doute. Car lassurance revient à vendre une somme dargent contre une autre somme inférieure ou supérieure avec lajournement de la remise de lune des deux objets de léchange ; elle implique donc lusure de surplus et lusure dajournement. En effet, les assureurs encaissent largent des clients et promettent de leur rembourser une somme supérieure ou inférieure en cas de sinistre couvert par le contrat. Ce qui est la vraie usure interdite par le Coran dans de nombreux versets.