Les noms interdits et les noms réprouvés
Louange à Allah
il existe des noms que la religion interdit de porter. En voici des exemples :
Il est interdit de porter tout nom exclusivement réservé à Allah, le Transcendant et Très Haut. Cest comme al-Khaliq et al-Quddous ou tout autre nom que seul le Transcendant mérite comme malik al-moulok. Cette opinion est admise à lunanimité par les jurisconsultes.
Ibn al-Qayyim a énuméré des noms exclusivement réservés à Allah le Très Haut comme : Allah, ar-Rahman, al-Hakam, al-Ahad, as-Samad, al-Khaliq, ar-Razak, al-Djabba, al-Moutabbir, al-Awwal, al-Akhir, al-Batir et Allam al-Ghouyoub... p. 98.
Un des arguments qui soutiennent linterdiction de lusage des noms exclusivement réservés à Allah, le Transcendant et Très Haut comme Malik al-Moulok (par exemple) réside dans ce hadith cité par al-Boukhari et par Mouslim daprès Abou Hourayra (bénédiction et salut soient sur lui). Sa version adoptée par al-Boukhari (se présente ainsi) : Le Messager dAllah (bénédiction et salut soient sur lui) a dit : « Celui dont le nom sera le plus méprisable pour Allah au jour de la Résurrection sera celui qui se donnera le nom « malik al-moulok » (hadith n° 2606). La version de Mouslim se présente ainsi : « lhomme qui suscitera la plus violente colère divine au jour de la Résurrection sera celui qui se sera donné le nom malik al-moulok, car seul Allah est le Malik » (hadith n° 2143).
Quant à lusage des noms communs tantôt utilisés pour désigner Allah tantôt utilisés pour désigner un autre, il est permis de se les donner. Cest comme Ali, Latif et Badri.
Al-Hasfaki dit : « le sens voulu quand ces noms nous sont appliqués est différent de celui quils ont quand ils désignent Allah, le Très Haut.
Il est encore interdit de porter les noms qui ne conviennent quau Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) comme : sayyidou waladi Adam ou sayyidou naas ou sayyid al-koull (= le meilleur des fils dAdam, le meilleur des hommes, le meilleur de tous) parce que, selon les hanbalites ces noms ne conviennent quau Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).
Il est interdit de porter un nom composé de sorte à faire de son porteur lesclave dun autre quAllah le Transcendant et Très Haut comme Abd al-Uzza, Abd al-Kaaba, Abd ad-Dar, Abd Ali, Abd al-Houssayn, Abd al-Massih ou Abd Un tel, etc. Voir Hachiyatou Ibn Abidine, 5/268 et Moughni al-Mouhtadj, 4/295 et Touhfatou al-Mouhtadj, 10/373 et Kashf al-qinaa, 3/27 et Touhfat al-Wadoud, p. 90.
Cela étant, largument qui permet de soutenir linterdiction de lusage de tout nom composé de sorte à faire de son porteur lesclave dun autre quAllah réside dans ce hadith rapporté daprès Ibn Abi Shayba daprès Yazid ibn al-Miqdam ibn Shourayh daprès son père qui le tenait de son grand père Hani ibn Yezid (P.A.a) qui a dit : « des gens se rendirent auprès du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et ils entendirent appeler lun dentre eux Abd al-Hadjar. Et il lui dit : « Comment tu tappelles ? « Abd al-hadjar » « Tu nes quAbd Allah » lui dit le Messager dAllah (bénédiction et salut soient sur lui) ». Voir al-Massoua al-fiqhiyya, 11/335.
le choix des noms des idoles adorés à la place dAllah
le choix des noms sataniques comme Iblis, Khatrab. La Sunna indique que ces noms doivent être changés.
Sagissant des noms réprouvés, on peut les classer comme suit :
Il est réprouvé de porter un nom qui inspire la répugnance aux curs soit en raison de leurs sens soit en raison de leur étymologie parce quils suscitent des railleries et la gêne contre leurs porteurs en plus des influences quils peuvent en subir, sans parler de la violation de lenseignement du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) relatif à lamélioration des noms.
Il est réprouvé de porter des noms qui véhiculent une suggestion charnelle. Ceci est très fréquent chez les filles. Cest le cas de Fatin et Mighandj.
Il est encore réprouvé de porter les noms des gens licencieux comme les acteurs, les musiciens et les comédiens.
Un des phénomènes qui expriment labsence totale de la foi chez certains consiste dans le fait que chaque fois ces gens regardent une pièce de théâtre jouée par des femmes licencieuses ils sempressent à donner les noms de ces comédiennes à leurs nouveaux nés. Quiconque feuillette le registre des naissances ayant lieu pendant la présentation de certaines pièces de théâtre sen rendent compte. Cest seul à Allah quon doit sen plaindre !
Il est réprouvé de porter des noms dont le sens indique le péché et la désobéissance
Il est réprouvé de porter les noms des pharaons et des tyrans
Il est enfin réprouvé de porter les noms étrangers exclusivement réservés aux infidèles.
Le musulman qui se contente bien de sa religion sen éloigne très bien. La tentation est devenue très forte à notre époque. En effet, on nhésite pas à emprunter le nom dun infidèle de lEurope ou de lAmérique. Ce qui constitue la plus grande source de péché et une des causes de labandon (de lindividu par Allah). Si cette adoption des noms des mécréants découle de la passion et de la stupidité, elle constitue alors un acte de désobéissance, un péché. Mais si elle résulte de la conviction quils sont meilleurs que les noms musulmans, lintéressé est alors exposé à un énorme danger qui va ébranler sa foi. Dans lun et lautre cas, on doit sempresser de se repentir, et le changement du nom est une condition de la validité du repentir.
Certains musulmans appellent leurs filles Linda, Nancy et Diana et dautres. Cest à Allah que lon doit sen plaindre !
Il est réprouvé de porter les noms danimaux connus pour leurs qualités repoussantes comme chien, âne, bouc, etc.
Il est réprouvé de porter tout nom ou surnom ou sobriquet comportant les termes islam ou dine et qui implique une glorification de lintéressé comme Nouroudine, Dhiaoudine, Sayf al-islam , Nour al-islam. Car le porteur du nom peut agir dans le sens inverse une fois adulte. En effet, il peut être une source de malheur pour les musulmans, un des ennemis de la religion). La réprobation est due à limportance de ces deux termes « dine » et « islam ». Le nom dont ils entrent dans la composition sous la forme dune annexion implique une prétention grossière qui frôle le mensonge. Voilà pourquoi certains ulémas ont interdit le port de tels noms étant donné que certains de ces noms véhiculent un sens incorrect quil nest pas permis daccepter. Mais la majorité des ulémas ne font que le réprouver.
Certains de ces noms peuvent être interdits pour deux considérations. Cest comme chihab addine. En effet, chihab signifie flambeau (ce qui est déjà mauvais comme nom) ajouté à son annexion à la religion (un autre interdit). Certains sont allés jusquà se donner des noms comme Dhahab addine (or de la religion) Maas addine (Diamant de la religion). Pire, certains sappellent Djahannam (la Géhenne) Raatayn, Sadjid, Raki, Dhakir.
An-Nawawi réprouvait le surnom de Mouhyiddine qui lui était donné (Puisse Allah lui accorder sa miséricorde). De même, Cheikh al-islam Ibn Taymiyya (Puisse Allah lui accorder sa miséricorde) réprouvait son surnom Taqi ddine et disait : ce sont mes parents qui me lont donné et il est fini par se répandre. »
Un groupe dulémas réprouve que lon se donne les noms des anges (pse). Quant au choix de noms angéliques pour les filles, il est apparemment interdit parce quil revient à sassimiler aux polythéistes qui considéraient les anges comme les filles dAllah. Combien Allah transcende leurs paroles !
Un groupe dulémas réprouve quon choisisse pour nom les titres des sourates du Coran comme Taha, Yassine, Ha Mime.
Quant à la prétention des gens du commun selon laquelle Taha et Yassine font partie des noms du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) elle est inexacte.
Les noms qui impliquent une glorification de soi-même comme Barra (dévouée), Taqui et Abid (pieux et dévot). Voir Touhfat al-mawdoud dIbn al-Qayyim et Tasmiyyat al-mawloud par Abou Bakr Zayd. Allah le sait mieux.***
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid
Il est interdit de porter tout nom exclusivement réservé à Allah, le Transcendant et Très Haut. Cest comme al-Khaliq et al-Quddous ou tout autre nom que seul le Transcendant mérite comme malik al-moulok. Cette opinion est admise à lunanimité par les jurisconsultes.