Le respect de la femme musulmane

Le respect de la femme musulmane a atteint un tel degré quelle a le droit doffrir lasile et de libérer le prisonnier :
1- Voici un récit rapporté par Oum Hani (quAllah lagréée), fille dAbou Talib: «Le jour de lentrée de lEnvoyé dAllah (P. et B. d'Allah sur Lui), par les hauteurs de la Mecque, dit-elle, deux cousins de mon mari sétaient réfugiés chez moi. Mon frère Ali sétait jurer de les tuer. Je les enfermais dans ma chambre et allais voir le prophète (P. et B. d'Allah sur Lui). Je le trouvais, se lavant dune grande écuelle qui portait encore des traces de pâte. Sa fille Fatima labritait sous son vêtement à
lui. Aussitôt fini, il mit son vêtement et pria huit raka matinales puis, se tournant vers moi, il me dit :
- Bienvenue à toi, Oum Hani! quest-ce qui te fait venir ?
Je linformais des deux hommes et de Ali. Ce à quoi il répondit :
- Nous protégeons ceux que tu as protégé et nous sécurisons ceux que tu as sécurisé. Il ne les tuera pas» [Al Boukhari].
2- Al Asse Ibn Arrabi était le mari de Zaynab, fille du prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) mais lIslam les a séparé car il était mécréant. «Lors dune expédition, Al Aç fut fait prisonnier, et son argent fut pris comme butin. Il demanda ensuite à Zaynab (quAllah lagréée) de le protéger. Elle a attendu que le prophète (P. et B. d'Allah sur Lui) termine la prière de laube (al fajr) et sest mise près de la porte de la mosquée ou elle cria de toutes ses forces :
- Jai accordé lasile à Abou lAç Ibn ar-Rabi !
Le Messager dAllah (P. et B. d'Allah sur Lui) a dit :
- Avez-vous entendu ce que jai entendu ?
- Oui, répondirent-ils .
- Par celui qui détient mon âme dans Sa Main, je nétais au courant de rien jusquà ce que jai entendu ce que vous venez dentendre. Les croyants sont égaux en matière de sang. Ils forment un seul bloc en face des autres hommes. Le plus faible dentre eux peut accorder lasile. Nous donnons donc refuge à celui à qui elle a donné refuge»[voir Siyyar alam an-nuballa 1/332 et Al Issaba 7/48].