Nusaybah Bint Ka`b, Umm `Ammârah
Nusaybah Bint Ka`b, Umm `Ammârahque Dieu lagréeUmm `Ammârah faisait partie de la famille des Banû An-Najjâr. Elle était une femme dune extraordinaire habileté, douce et parfaite. Elle éprouvait de laffection pour le Prophète - Que la Paix et les Bénédictions dAllah soient sur lui - davantage même que pour sa propre famille, tandis que de son côté le Prophète lestimait également beaucoup et lui témoignait de la même affection. Dailleurs les Compagnons parmi même les plus saillants furent emplis de fierté en faisant sa connaissance car elle témoignait dun profond amour pour la Religion dAllah (lIslam) et de Son Messager. Elle était lune des deux femmes qui avaient participé avec les soixante-treize autres hommes au second Pacte dallégeance au Prophète à Aqabah, pendant le Pèlerinage juste avant lHégire (Tabaqat Ibn Sad).
Au cours de la Bataille dUhud où elle avait activement participé, elle veillait à acheminer leau aux combattants mais également elle soignait ceux qui étaient touchés au combat. Lorsque les troupes Musulmanes commencèrent à se replier, Umm `Ammârah jeta alors son seau deau puis sempara dune épée et dun bouclier. Elle sen alla pour combattre aussi afin de protéger le Prophète. Les polythéistes (mushrikun) narrêtaient pas de sattaquer au Prophète mais elle était là avec dautres Compagnons tentant de le défendre avec une bravoure majestueuse. De plus, cétait un instant très critique dans la mesure où de nombreux braves hommes tombaient sur le champs de bataille. Or cette courageuse femme restait déterminée quant à son rôle de défendre le Prophète contre cette attaque massive orchestrée par lennemi. Lorsquun des ennemis sattaqua au Prophète avec une flamboyante épée Umm `Ammârah contra le coup avec son bouclier puis frappa la patte de son cheval dune telle force que tout les deux, le cheval et le cavalier, tombèrent à terre. En voyant la scène, le Prophète appela Abdullah, son fils, afin quil secoure sa mère. Celui-ci bondit et dun seul coup dépée il expédia ce polythéiste au feu. Tout à coup, un autre ennemi se jeta sur son fils. Il le blessa alors au bras gauche puis sen alla. Entre temps, ce même homme qui venait de blesser Abdullah sapprocha pour attaquer le Prophète qui à son tour dit : " Umm `Ammârah prend garde. Cest le même homme qui vient de blesser Abdullah." Umm `Ammârah se jeta alors sur lui avec hargne et le frappa de son épée. Il se retrouva à terre en deux morceaux. Constatant la chose, le Prophète de sourire : " Umm `Ammârah tu viens de venger ton fils comme il se doit ".
Dans la même foulée, Ibn Qamiyah agressa le Prophète. Le coup de son épée sur larmure du Prophète avait provoqué deux éclatements de sa chaîne ce qui avaient alors poignardé la joue du Prophète. Son visage commençait alors à saigner. Cétait une attaque à la fois soudaine et prompte. Umm `Ammârah en était désespérée. Elle se précipita alors à lavant et arrêta Ibn Qamiyah. Bien quil soit réputé très bon cavalier parmi les Quaraîshites, Umm `Ammârah sans aucune crainte ou hésitation lattaqua avec résolution. Mais étant donné quil sétait accoutré de deux manteaux faisant office darmures, son coup dépée ne pouvait lui causer de réels dégâts par conséquent il avait loccasion de poursuivre son attaque. Cette fois, Umm `Ammârah reçu un coup terrible ce qui lui provoqua une profonde entaille à lépaule. Aussitôt, Ibn Qamiyah nosa plus resta ici. Il fila rapidement sur le dos de son cheval (cf. Ibn Hisham). De sa blessure le sang jaillissait tandis que le Prophète lui-même sen occupa. Il pansa cette blessure puis il interpella plusieurs de ses braves Compagnons en ces mots : " Par Allah ! Aujourdhui Umm `Ammârah a témoigné autant de courage que nous tous. " Umm `Ammârah demanda alors au Prophète de prier afin quelle soit toujours en sa compagnie même au Paradis. Le Prophète pria pour elle avec une profonde humilité en ces termes : " Ô Allah ! Ne me prive pas de leurs compagnies au Paradis " Umm `Ammârah en était très heureuse puis, instantanément, elle prononça ces mots : " A présent, rien ne peut me faire souffrir dans ce monde ".
Lorsque la bataille fût enfin terminée, le Prophète nétait rentré chez lui quune fois avoir appris dAbdullah Ibn Kab quUmm `Ammârah allait mieux. Le Prophète semploya à commenter quen ce jour de [la Bataille] lUhud, où quil puisse jeter un regard, de droite à gauche, il voyait constamment Umm `Ammârah entrain de combattre. Daprès une certaine narration, douze blessures lui auront été infligées au cours de la Bataille dUhud. Selon Ibn Sad, après la Bataille dUhud, elle avait participé au Pacte dallégeance de Ridwan à Hudaybiyah, à la Bataille de Khaibar, Umrat al-Qada et à la Bataille dHunain. Daprès une autre narration, elle avait aussi accompagné le Prophète dans la Victoire et lOuverture de La Mecque.
Sous le Califat de Abû Bakr, Umm `Ammârah avait aussi participé à la Bataille de Yamamah contre Musaylamah lImposteur (khadhdhab). Celui-ci avait torturé puis tué son fils Habîb dune manière à la fois bestiale et inhumaine. Lorsquelle en a été informée, elle sarma tout simplement de patience, mais fît la promesse que tôt au tard soit Musaylamah sera tué ou soit cest elle qui donnera sa vie. Lors de cette bataille, elle repéra Musaylamah puis elle se dirigea vers lui. Sous une pluie de coups elle progressa péniblement jusquà lui tenant à sa main une lance. Dans ce duel, elle avait donc été victime de douze blessures et elle avait même perdu un de ces bras. Enfin arrivée à Musaylamah, elle était sur le point de lancer son attaque avec son arme lorsque simultanément deux autres armes ont percuté Musaylamah. Ce dernier, tomba à terre en morceaux puis lorsquelle leva ses yeux elle vit son fils Abdullah debout auprès delle et aussi Wahshî (lassassin de Hamzah debout tout près. Elle se prosterna alors pour remercier Allah.
Umm `Ammârah aimait beaucoup le Prophète - Que la Paix et le Salut de Dieu soient sur lui - et était même en mesure de sacrifier sa propre vie pour lui et le Prophète lui rendait visite à sa maison et estimait ses qualités de croyante dévouée au service de la Vérité.
Selon certaines narrations, après la mort du Prophète - Que la Paix et le Salut dAllah soient sur lui - Abû Bakr As-Siddiq avait coutume daller à la maison de Umm `Ammârah afin de prendre de ses nouvelles.
Notons enfin que Umm `Ammârah a rapporté certains Hadiths [1].
Notes :