Le divorce

Publié le par Sahih Din

 

 

Le Saint Prophète (S.A.W) a dit :
"Parmi les choses légalisées , le Talàq est la plus détestable pour le Trés-Haut"

"De toutes les institutions établies sur terre , il n'est rien de plus détestable , pour le Tout-Puissant , que celle que l'on appelle Talaq"


C'est le terme qui devrait répugner à chaque mari et que l'on ne devrait pas prononcer à la légère .
Que de fois , l'on assiste à des scènes de ménage ou le vocabulaire du mari en regorge .
Il s'en sert librement pour intimider .
D'autres le font dans une saute d'humeur et l'ont prononcé trois fois d'affilé avant de s'apercevoir de leur bêtise .
Ils annulent du coup un contrat établi .
Que de ménages se sont trouvés , de cette façon banale , brisés à jamais ! Que de regrets ont suivi après , car tout ce qui se fait dans la colère s'avèrent , après , inconsidéré .
Malheureusement, les conséquences de tels actes d'irresponsabilité passagère peuvent , elles durer toute une vie Que dire enfin des effets que tout cela peut avoir sur les enfants issus de cette union ?


Bien qu'il ait été décrété que la formation du terme "Talaq" à trois reprises par le mari peut prendre force de loi , l'abus qu'on en fait n'en constitue pas moins un crime .
Le Hadice suivant qui figure dans le Nasaï charif élabore bien cet aspect délicat du divorce .

Mahmoud bin Labid rapporte que l'on vint annoncer à RassouloulLàh -SallAllàhou'alay'he wasalam qu'un homme venait de donner le divorce à sa femme en prononçant trois fois d'affilé le terme "Talàq" .


En apprenant une telle nouvelle , le Saint Prophète se leva brusquement en s'écriant :
"Quoi ,l'on est en train de traiter aussi légèrement les Lois du Livre de DIEU et dire que je vis encore parmi vous?" .


Pris d'indignation , quelqu'un dans l'assistance se mit debout en s'exclamant :
"O Prophète d'ALLAH ! si tu le permets , je voudrais tuer cet individu".

. Le sahabi qui s'exprima ainsi avait senti , dans l'expression du Saint Prophète , la gravité d'un tel comportement de la part d'un individu qui s'est cru autorisé à prononcer , trois fois de suite , une sentence dont il ne mesurait même pas la portée !
Et que voyons nous de nos jours ? :

Des interprétations libres des A-yàt sacrés ou des lois de la Chariat .
Et c'est toujours les hommes qui prennent le devant dans cette course à la folie .
Dans ces cas ils n'ont guère de dignité et ne méritent pas l'honneur d'être des hommes .


On dit que la femme a été crée avec des imperfections "nàqissoul'aql'" qui expliquent une certaine infériorité , affectueusement et psychologiquement parlant .
C'est la raison principale pour laquelle elle n'a pas été investie du pouvoir de prononcer le talâq .
Mais on conviendra qu'il est des hommes qui ont encore moins de discernement et de partialité quand il s'agit de juger avec lucidité d'une situation donnée .
De ce fait , ils ne sont pas dignes de prononcer à leur guise un divorce mettant en cause des êtres tombant sous leur responsabilité et dépendance .


Le divorce , en lui-même si négatif , relève d'une telle responsabilité qu'avant de le prononcer , on doit y songer sérieusement et à tête reposée . Et l'on n'y a recours que lorsqu'il s'avère réellement inévitable .
Il intervient , normalement , lorsque la question d'union ne se pose plus et que le mariage en question est déjà compromis .
Et même alors , on ne prononce pas un "talâq" d'un seul trait , les trois fois d'un seul coup .
On procédera par période dite "Haidh" .
Et déjà le lien du nikâh s'en trouvera délié .

Cependant, une réconciliation est à tout moment possible .
De nos jours, ce terme a évolué au point ou l'on n'hésite pas à le prononcer à tout bout de champ .
Quelques fois on rencontre de ces cas ou bien que la formule ait été dite , et même à plusieurs reprises le couple continue à cohabiter comme si de rien était .

Cela équivaut tout simplement à une forme d'adultère dans la mesure ou le nikâh n'y est plus .
Il est donc impérieux que l'on sache la procédure réelle telle qu'elle apparaît dans les lois de la Chariat .
 
 

Publié dans ADORATIONS

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